EBITDA, EBIT & RN
Préciser la norme comptable et la politique d’ajustement. L’EBITDA n’est ni un flux de trésorerie, ni une mesure uniforme entre sociétés.
EBITDA
Il mesure une performance opérationnelle avant dotations aux amortissements, intérêts et impôts. Il ne constitue pas un cash-flow.
EBIT
L’EBIT intègre D&A et reflète mieux le coût économique de l’utilisation des actifs.
- \(\mathrm{EBIT}\)
- Résultat opérationnel après amortissements, avant intérêts et impôts.
- \(\mathrm{EBITDA}\)
- Résultat opérationnel avant amortissements, intérêts et impôts.
- \(\mathrm{D\&A}\)
- Depreciation & Amortization : dotations aux amortissements et dépréciations retenues entre EBITDA et EBIT.
Résultat net
Il tient compte des intérêts, éléments non opérationnels, impôts et intérêts minoritaires selon la présentation.
Comparabilité
Les ajustements d’EBITDA doivent être examinés avec prudence, notamment les coûts récurrents présentés comme exceptionnels.
Lecture conjointe
Une hausse d’EBITDA avec un cash-flow faible peut révéler une consommation de BFR, un CAPEX élevé ou une faible qualité des résultats.
Notions à maîtriser
Performance avant D&A, intérêts et impôts.
Performance après usure comptable des actifs.
Résultat après financement, éléments non opérationnels et impôts.
EBITDA retraité d’éléments jugés non représentatifs.
Déplacement d’une dépense du compte de résultat vers le bilan.
Capacité des profits à être récurrents et convertis en cash.
Méthode pas à pas
- Réconcilier les niveaux de résultat.
- Identifier D&A et intensité capitalistique.
- Analyser intérêts et fiscalité.
- Revoir chaque ajustement d’EBITDA.
- Comparer au cash-flow.
- Choisir l’agrégat adapté au multiple.
Exemple et interprétation
Deux entreprises ont EBITDA 100. Avec D&A de 10 et 50, leurs EBIT sont 90 et 50 : la même marge EBITDA masque une intensité capitalistique très différente.
Le résultat doit être replacé dans son contexte économique, ses hypothèses et ses limites. Un calcul exact à partir d’hypothèses fragiles reste une conclusion fragile.
Erreurs fréquentes
- Traiter EBITDA comme cash-flow.
- Accepter des ajustements récurrents comme exceptionnels.
- Comparer P/E sans tenir compte de la dette.