Dette nette
Documenter chaque élément debt-like ou cash-like : dette financière, leasing, pensions, affacturage, intérêts courus, trésorerie restreinte et autres ajustements de transaction.
Formule simple
Le point de départ consiste à retrancher la trésorerie et les équivalents de trésorerie de la dette financière brute.
- \(\mathrm{Dette\ nette}\)
- Endettement financier restant après déduction du cash réellement mobilisable.
- \(\text{dette financière}\)
- Emprunts bancaires, obligations, découvert et autres dettes portant intérêt.
- \(\mathrm{Trésorerie}_{\mathrm{disponible}}\)
- Cash et équivalents librement disponibles après maintien du besoin opérationnel minimum.
Éléments assimilés
Leases, affacturage avec recours, passifs de retraite ou compléments de prix peuvent être traités comme de la dette selon le contexte.
Cash excédentaire
Toute la trésorerie comptable n’est pas nécessairement disponible : une partie peut être requise pour l’exploitation ou bloquée.
Levier
Le ratio dette nette/EBITDA mesure la capacité approximative de remboursement, mais ignore notamment CAPEX, BFR et impôts.
Cohérence IFRS 16
Il faut aligner le traitement des dettes locatives avec celui de l’EBITDA et des multiples employés.
Notions à maîtriser
Total des financements portant intérêt.
Trésorerie minimale nécessaire au fonctionnement.
Trésorerie non librement distribuable.
Passifs locatifs selon IFRS 16.
Déficits de retraite pouvant être debt-like.
Dette nette rapportée à un agrégat de résultat.
Méthode pas à pas
- Recenser toutes les dettes.
- Évaluer la trésorerie réellement disponible.
- Identifier les debt-like items.
- Vérifier le traitement des leases.
- Analyser maturités et taux.
- Calculer levier et couverture des intérêts.
Exemple et interprétation
Dette 300, cash comptable 100 mais cash minimum 30 : dette nette économique = 230, avant pensions et autres ajustements.
Le résultat doit être replacé dans son contexte économique, ses hypothèses et ses limites. Un calcul exact à partir d’hypothèses fragiles reste une conclusion fragile.
Erreurs fréquentes
- Déduire tout le cash.
- Oublier factoring ou earn-outs.
- Mélanger dette locative et EBITDA pré-IFRS 16.